Les corridas sont le 10e spectacle le plus suivi en Espagne, et non le 2e

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Les corridas ne sont pas le deuxième spectacle le plus suivi en Espagne, comme cela a été cru jusqu’ici, mais le dixième, derrière le cinéma, qui en tête de liste, les monuments, les musées, les bibliothèques, le football, les concerts de musique moderne, les expositions, le théâtre et les galeries d’art.

C’est ce qui ressort de la plus récente enquête sur les habitudes et pratiques culturelles 2014-2015 du ministère de la Culture espagnol. Elle a été effectuée sur 16.000 personnes de 15 ans et plus, dans le but de connaître l’intérêt des Espagnols pour les différents secteurs du domaine culturel.

L’enquête porte sur les deux dernières années et montre que 9,5 % de la population a assisté à des corridas. Sur 38.956.000 personnes, cela représente un total de 3.692.000 spectateurs (12 % chez les hommes et 7 % chez les femmes).

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La Navarre est la plus taurine, suivie de Castilla Leon et Aragon

Le chiffre de 9,5 % est beaucoup plus faible que ceux relatifs aux autres habitudes culturelles, comme le cinéma (54 %), les monuments et sites (42,8 %), les musées (33,2 %), les bibliothèques (25,6 %), le football (24,9 %), les concerts de musique contemporaine (24,5 %), les expositions (23,8 %), le théâtre (23,2 %) et les galeries d’art (12,7 %). La tauromachie arrive à la dixième place, avec 9,5 pour cent, suivie par la musique classique (8,6 %), les ballets (7 %) et l’opéra (5,6 %) .

Les répartitions par communautés autonomes montrent que la Navarre est la plus taurine (34,6 %), suivie de Castilla-Leon (23,3 %), Aragon (23,2 %), La Rioja (23.1 %), Castilla-La Mancha ( 21,5 %) et Extremadura (17,2 %). Les moins taurines sont la Galice (0,3 %), les îles Canaries (0,5 %) et la Catalogne et les îles Baléares (1,5 %). L’Andalousie est inférieure à la moyenne, avec 9,1 %.

Un point à noter est que les spectateurs de la tauromachie se sont rajeunis au cours des dernières années. Ainsi, en 2006/7, les mineurs entre 15 et 24 ans se sont déplacés à 9,6 %, tandis qu’ils étaient 10,4 % en 2014/5. Dans la même période, les personnes entre 25 et 34 ans sont passées de 8,5 % à 9,9 %. En revanche, ils ont diminué dans les groupes d’âge entre 35 et 44 ans, 45 à 54 ans et 55 ans ou plus.

Par niveau d’éducation, les aficionados les plus nombreux sont ceux qui ont un niveau d’étude minimal, suivi de près par ceux de formation professionnelle de degré moyen, puis ceux qui ont une formation universitaire ou professionnelle de degré supérieur.

L’enquête a également recueilli le niveau d’intérêt pour les taureaux dans la société espagnole, sur une échelle de 0 à 10.

6,8 % des répondants ont exprimé un intérêt entre 9 et 10; 9,8 % entre 7 et 8; 13,3 %, entre 5 et 6; 7,9 % entre 3 et 4 et 62,2 % entre 0 et 2. La note moyenne finale est de 2,5. L’un des responsables de l’étude a expliqué cette note très basse par le rejet social que provoque la tauromachie. De nombreux répondants ont exprimé leur rejet par une note de 0, ce qui ne se produit jamais pour les autres pratiques culturelles. Aucun répondant n’a répondu par un rejet total à une question sur sa relation avec la musique, le théâtre ou la lecture.

Pour cette raison, le secteur de la tauromachie est celui qui obtient le score le plus bas par rapport à l’intérêt suscité chez les citoyens.

Par régions, le rejet le plus fort se produit dans les îles Canaries (86,2 %), suivie par la Catalogne (82,7), le Pays Basque (78,9), la Galice et les îles Baléares (77,4), Asturias (77,1 ) et la Cantabrie (74,7). Le territoire où il y a le moins de rejet est Castille-et-Leon (41,4 %), suivie de l’Estrémadure (42,2), Castilla-La Mancha (47,8), Aragon (47,9), l’Andalousie (49,7) et La Rioja (50,4).

Le degré de satisfaction global des personnes qui ont assisté à un spectacle tauromachique est de 7,8.

Enfin, l’enquête souligne que 37,1 % des Espagnols âgés de 15 ans et plus (14.454.000) en 2014-15 ont assisté à un événement sportif, dont 24,9 % (9,711 millions de spectateurs) à du football, et 5,8 % à du basket-ball (2.262.000 de spectateurs).

Source : El Pais
Adaptation en français : RL

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