LINC n°49 – Lettre d’information No Corrida – 1er février 2021

Lettre d’information mensuelle de l’association No Corrida – N°49 – 1er février 2021

No Corrida est une association 1901, membre de la Fédération des Luttes pour l’Abolition des Corridas (FLAC), du Réseau International Antitauromachie (RIA), du Collectif Animal Politique, du collectif Tauromaquia Es Violencia et de Convergences Animaux Politique

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A la une

La corrida est abolie dans l’Etat de Sinaloa (Mexique)

La nouvelle loi sur la protection des animaux a été votée à l’unanimité le 28 janvier 2021 au parlement de Sinaloa (Mexique). Elle a pour conséquence d’abolir la corrida dans cet Etat du Mexique, ainsi que les combats de coqs. Elle a été proposée par le groupe parlementaire Morena et envisage des sanctions plus sévères pour ceux qui commettent des abus et violences sur les animaux. La loi renforce également les peines contre les maltraitances animales, a déclaré le député Pedro Villegas Lobo. Ces peines peuvent aller désormais jusqu’à 6 ans de prison.

À l’unanimité, des réformes de la loi sur la protection des animaux et du code pénal de l’État de Sinaloa ont été approuvées, pour fournir un plus grand soutien aux animaux, en créant, entre autres, un centre de bien-être, proposant également de renforcer les soins et la protection des animaux, augmentant les peines pour ceux qui les maltraitent et interdisant les corridas et combats de coqs.

Plus de détails en cliquant ici.

Les écoles de torture bovine en France

Il existe en France six écoles de tauromachie espagnole. Des mineurs y apprennent, dès l’âge de six ans, à torturer en toute légalité, selon un rituel précis, des veaux et plus tard des taureaux dans le cadre de corridas. Les écoles sont gratuites, étant financées par les mairies dont elles dépendent, par des dons en nature (accès gratuit à des arènes où se tiennent les entraînements) et par des fonds privés. Il y en a deux à Nîmes, deux dans les environs d’Arles, une à Béziers et une près d’Aire sur l’Adour. A titre d’exemple, l’école de tauromachie de Béziers a reçu 140 000 € de subvention de la mairie en 5 ans.

Tous les détails sur ces écoles de torture en cliquant ici. Cet article a également été publié par Savoir Animal.

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France

No Corrida agit en partenariat avec d’autres structures anticorrida, soit en tant que co-organisateur, soit en relayant des actions de collectifs ou associations qui se mobilisent dans leurs régions. Ces informations sont rassemblées dans la section nommée Actions, qui est accessible directement sur la page d’accueil ou en allant dans le menu Agir.

Mini-happening et tractage, Arles, 6 février 2021

Notre première action anticorrida de l’année 2021 aura lieu le 6 février à Arles, au niveau du 10 boulevard des Lices, de 9 h 30 à 12 h. En raison de la situation sanitaire, il ne s’agira pas d’un stand mais un mini-happening avec tractage ce, afin de sensibiliser les gens à la cause anticorrida.

Plus que jamais, nous montrerons notre opposition à ce spectacle barbare et sadique, opposition partagée par une très large majorité de Français qui comme nous désirent son abolition. L’action est déclarée.

Evénement Facebook : https://www.facebook.com/events/319969789442563

Corridas et déviances sexuelles

Simon Casas est un ancien matador devenu organisateur réputé de corridas des deux côtés des Pyrénées. Il dirige les arènes de Nîmes, Madrid, Valencia, Alicante et il vient de mettre la main sur celles de Béziers en affirmant « Je veux raconter une histoire, une nouvelle histoire ». Raconter des histoires, il sait le faire. Non seulement il a grugé le fisc à de multiples reprises, avec à chaque fois à la clé une condamnation ou un redressement conséquent – le dernier en date d’environ 2 millions d’euros – mais il est également l’auteur de plusieurs livres. Reconnaissons-lui une qualité, celle d’avoir su exprimer sans détour les déviances sexuelles particulièrement glauques qui sous-tendent les spectacles tauromachiques et, partant, l’imaginaire érotique trouble des aficionados.

Dans son livre Taches d’encre et de sang, il écrit : « Faire l’amour au taureau, c’est sûr, c’est impudique, c’est beau, il vient vers vous, pas pour vous encorner, mais pour aimer ! La muleta tirée sur le sol comme une langue qui inviterait pour un profond baiser, le spectateur se fait voyeur, c’est à un coït que l’on assiste, un orgasme collectif, à Bayonne la corrida est vaginale… » Et il ajoute : « Quand je vois un jeune torero triompher, je bande, ça n’a pas de prix. »

Que peut-on en déduire de façon factuelle, sans porter de jugement de valeur ? Comment les aficionados, pourtant machistes, peuvent-ils fantasmer autant que Casas le fait sur un matador aussi ouvertement féminisé ?  Le torero Julien Lescarret le confirme dans le journal Sud Ouest du 14 août 2012 : « Pour moi, on est des hommes habillés en femmes. Et récupérer notre virilité se fait par la pénétration de l’épée. »

Exploration des obsessions et déviances sexuelles des aficionados en cliquant ici.

Arles –  Ville et arènes reportent la Feria de Pâques aux 4, 5 et 6 juin 2021 (par Dominique Arizmendi)

Voici quelque jours encore, Jean-Baptiste Jalabert, ex-torero et directeur des arènes, désirait en raison de la situation sanitaire refaire à Pâques “une feria responsable ” – eh oui, excusez-le, il confond toujours corridas et feria – comme en septembre dernier… à savoir arènes à moitié pleines – en fait elles ont été aux trois-quarts vides, puisque 11000 spectateurs seulement sont venus assister à quatre spectacles, avec des toreros et manadiers acceptant d’être moins payés. Il semble ne pas avoir été suivi par le maire De Carolis qui a préféré reporter la feria en juin.

Jalabert dans une autre interview avoue : “Avec la crise économique, la tauromachie va être mal en point, mais pas plus qu’avant la crise sanitaire“. On ne le lui fait pas dire : avant la crise sanitaire, la tauromachie allait déjà très mal, et pendant, elle ira tout aussi mal, c’est-à-dire avec une activité proche de zéro et, dans tous les cas, très insuffisante financièrement pour que tout le monde s’en sorte, surtout après une année quasi blanche en 2020.

Plus de détails en cliquant ici.

La FLAC réagit au sujet des débats sur la maltraitance animale (un article de Thierry Hély)

Dans le cadre des débats sur la maltraitance animale qui commencent le 26 janvier, la Députée Emmanuelle Ménard perd tout sens de la mesure. Dans son amendement, selon elle, les structures et les personnalités dénonçant la maltraitance animale ne seraient que des “Groupuscules animalistes”. Toujours selon elle, quand on voit des vidéos montrant des animaux de cirque, de ménagerie ou de delphinarium, on ne remarque aucune trace de maltraitance. La preuve, précise-t-elle, ces animaux jouent avec les dresseurs…

Quelques exemples de ces obscurs groupuscules animalistes : la Fédération des Vétérinaires Européens qui regroupe 200 000 vétérinaires de 40 pays qui avait jugé en 2015 que l’utilisation de mammifères sauvages par les cirques itinérants était incompatible avec leurs besoins naturels. Un autre groupuscule animaliste extrémiste français : l’Ordre des Vétérinaires, membre de cette organisation qui avait repris cet avis en 2017.

Bien entendu, la FLAC a alerté le Président du Groupe d’Etude “Condition Animale” à l’Assemblée nationale, le député Loïc Dombreval, dans la mesure où, très paradoxalement, Emmanuelle Ménard en est membre. Nous précisons que Loïc Dombreval est signataire du manifeste de la FLAC demandant l’interdiction des mineurs lors de corridas.

Plus de détails en cliquant ici.

Les propos hallucinants et révoltants du président du CFT

Le président du Centre français de tauromachie (CFT), école taurine de Nîmes, a prononcé un discours hallucinant à l’occasion de son assemblée générale annuelle qui s’est tenue le 9 janvier 2021. Dès le début, on entre dans le révoltant. Hugues Bousquet alias Lo Taure Roge, qui relate l’événement, qualifie les précautions sanitaires de “harcèlement d’informations dramatisant l’épidémie de Coronavirus“. Harcèlement ? Dramatisation ? Pense-t-il qu’avec plus de 75 000 morts, 20 000 nouvelles contaminations par jour et une troisième vague annoncée d’ici quelques semaines, on devrait au contraire relâcher les contraintes ? En fait, il est bien plus égocentrique et borné que cela : ce qu’il veut, c’est qu’on relâche les contraintes uniquement sur les corridas, le reste il n’en a cure. Et il se réjouit quelques lignes plus bas de constater que “malgré les entraves liées aux restrictions gouvernementales, nous sommes parvenus à faire lidier autant d’animaux en 2020 qu’en 2019 : 112 animaux toréés dont 31 mises à mort.​”

Mais voyons, bien sûr, quelle joie de relever qu’autant d’animaux ont pu être torturés et tués lors de l’année écoulée malgré les entraves ! Quel merveilleux message d’espoir ! On nage dans la folie la plus macabre… Cela n’est pourtant rien à côté des propos du président, à retrouver en lisant l’article que nous lui avons consacré en cliquant ici.

Eric Pauget dépose une PPL abolitionniste et signe le manifeste de la FLAC

Éric Pauget, député LR de la 7e circonscription des Alpes-Maritimes depuis 2017, vient de déposer une PPL demandant l’abolition de la corrida. Élu conseiller municipal d’Antibes à 25 ans, il a été de 2014 à 2017 le premier adjoint au maire de la commune. Il a également été auparavant conseiller départemental des Alpes-Maritimes et adjoint au Maire à Antibes délégué aux Sports et à la Jeunesse.

Nous avons eu le plaisir d’interagir directement avec son équipe pour contribuer à certaines informations données dans l’exposé des motifs de sa PPL. Par ailleurs, Éric Pauget vient de signer le manifeste de la FLAC, rejoignant ainsi un panel prestigieux de personnalités politiques françaises déjà signataires de ce document, dont la liste complète peut être lue en cliquant ici.

Cinq articles à lire dans le Mag n°2 de Savoir Animal

Le numéro 2 du magazine en ligne Savoir Animal met notre combat contre la corrida particulièrement à l’honneur, avec pas moins de cinq articles consacrés à notre cause :

  1. Point détaillé sur le débat parlementaire en cours en Colombie en vue de l’abolition de la corrida, par le juriste Morgan Reille
  2. Historique de la FLAC (Fédération des Luttes pour l’Abolition des Corridas), par Thierry Hély
  3. Interdiction de la corrida pour les mineurs dans le monde, par Roger Lahana
  4. Les écoles de torture bovine en France, par Roger Lahana
  5. Interview de Samantha Cazebonne.

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International

La corrida et les combats de coqs sont abolis à Quito

Grande nouvelle venue de l’Equateur : la corrida et les combats de coqs sont abolis à Quito ! Il s’agit d’une ordonnance municipale, en prolongation de la consultation citoyenne de 2011 qui avait déjà décidé à la majorité l’élimination des spectacles dont le but est de tuer l’animal. Le lobby taurin au sein du gouvernement en complicité avec le conseil municipal de l’époque, avait cependant émis une ordonnance permettant aux corridas de se poursuivre, en dépit du résultat pourtant clair de cette consultation.

La présente ordonnance n’a pas de lien direct avec la procédure lancée devant la Cour constitutionnelle de Quito, dont la décision n’est pas encore connue. Dans ce contexte, la décision que prendra la Cour constitutionnelle est d’autant plus cruciale : si les juges rendaient un avis en défaveur de la possibilité constitutionnelle d’abolir les corridas en Équateur, cela aurait pour conséquence de conduire à l’annulation de l’ordonnance publiée par la mairie de Quito. Restons donc vigilants jusqu’à la décision finale de la Cour.

Tous les détails en cliquant ici.

La feria de San Cristobal se tiendra sans corrida en 2021 (Venezuela)

San Cristobal, Venezuela – Il n’y aura pas de corridas à la Feria internationale de San Sebastián 2021 (FISS), c’est désormais clair et irréversible. Pour la première fois en 56 ans, la ville n’aura pas de corridas dans le cadre de la feria la plus importante de l’état de Táchira.

Bien qu’en décembre dernier, la société Miura ait annoncé en grande pompe qu’elle avait reçu l’approbation de la Plaza de Toros pour l’utilisation des lieux pendant les quatre derniers jours de janvier et que l’embauche de toreros nationaux ait déjà eu lieu, tout a été annulé lorsque les autorités municipales, régionales et locales se sont exprimées.

Plus de détails en cliquant ici.

Bogota (Colombie) avance dans le processus visant à éliminer la tauromachie de la ville

Le conseil du district de Bogota a eu pour objectif la protection des animaux et le renforcement de la réglementation pour défendre leurs droits à travers un accord approuvé qui vise à décourager les corridas et à limiter les pratiques qui menacent les vies. Ces dernières années, des défenseurs des droits des animaux se sont rassemblés aux abords des arènes de La Santamaría pour exprimer leur opposition à la poursuite de ces pratiques qui, cette année, n’auront pas lieu en raison de la pandémie.

La conseillère du parti Alianza Verde, Andrea Padilla, a souligné que le pacte cherche à dissuader les citoyens de participer, de promouvoir et de développer des pratiques de torture et de mise à mort d’animaux. “Cet accord interdit l’utilisation d’instruments qui nuisent aux animaux de quelque manière que ce soit, ce qui inclut l’interdiction des outils tranchants et l’abattage du taureau sur la place“, a-t-elle déclaré à Canal Capital. Les défenseurs de la tauromachie ont déposé au moins trois actions en justice visant à faire annuler l’accord.

Andrea Padilla espère “rendre les combats de coqs pratiquement impossibles, car nous ne pouvons pas l’interdire” et élargir l’offre d’une alimentation durable, saine et éthique dans les entités publiques et les activités officielles, c’est-à-dire sans produits d’origine animale.

Article détaillé en cliquant ici.

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Autres événements marquants

Plusieurs autres sujets ont également été traités sur notre site ou nos pages sur les réseaux sociaux dans le mois qui vient de s’écouler :

  • Les anti-souffrance animale font “chier” Robert Ménard. C’est ce qu’il déclare dans le Figaro le 27 janvier 2021, lors d’une interview enregistrée en vidéo.

  • Maltraitance animale : la corrida, un tabou politique, un article de Lucie Oriol dans le Huffington Post
  • Notre intervention à la Cour constitutionnelle de Quito reprise sur le site Savoir Animal.
  • Les arènes de Benidorm (Espagne) sont en cours de transformation en bibliothèque et centre civique. Il faut cependant rester vigilant car les travaux prévus n’empêcheraient pas des corridas de continuer à avoir lieu dans les bâtiments restaurés.
  • Dans la région de Castilla la Mancha, une novillada illégale sur un terrain privé a pu être annulée à temps par la Guardia Civil grâce à un signalement téléphonique. Jose P. Cubells de La Tortura No Es Cultura va déposer une plainte qui, nous l’espérons, aboutira à des amendes conséquentes.
  • Le COLBAC interpelle Emmanuelle Ménard : peut-on défendre la cause animale à l’Assemblée nationale et soutenir les corridas à Béziers ? Plus de détails en cliquant ici.
  • Le COLBAC a organisé une action de rue mercredi 20 janvier, de 11h à 12h, avec des représentants entre autres de la FLAC et de No Corrida, sur la place Jean Jaurès à Béziers, pour sensibiliser à la cruauté des corridas et formuler des vœux en faveur de leur interdiction à Béziers. Photos, tracts, slogans, film de sensibilisation sur tablette.
  • Grégory Moreau, adjoint au maire du 11e arrondissement de Paris, a signé le manifeste de la FLAC demandant l’interdiction d’accès aux corridas pour les mineurs, dans l’attente de l’abolition définitive de ces dernières.
  • Luce Lapin cite à nouveau largement les infos données par No Corrida dans l’édition du 20 janvier 2021 de ses Puces publiées par Charlie Hebdo, merci !

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