89% de corridas en moins en 2020 par rapport à 2019 en Espagne

Par rapport à l’année 2019, la saison des corridas a été réduite de 89% en raison de la pandémie et des restrictions sanitaires. Cette chute drastique a également entraîné la perte de plus de 15 000 emplois dans le secteur tauromachique.

Outre les 13 corridas qui ont eu lieu avant la déclaration de confinement, de juillet à la fin de la campagne en novembre, 75 corridas ont été organisées en Espagne (corridas de toutes sortes, incluant les novilladas, etc.). En 2019, ce chiffre pour la même période était de 793.

Du fait également de la limitation radicale de la fréquentation publique des places imposée par les autorités, la grande majorité des corridas organisées de juillet à novembre (61 au total sur 75) ont pu être tenues essentiellement grâce aux revenus de leur diffusion télévisée ou du parrainage de certaines institutions.

Par exemple, les 19 corridas et novilladas de la prétendue “Tournée de la reconstruction”, organisées par la Fundación del Toro de Lidia (FTL), ont été diffusées par la chaîne à thème payant Movistar+, qui a également diffusé huit autres corridas pour le reste de la campagne. De même, la Junta de Andalucía et Castilla y León ont parrainé, avec la FTL, deux circuits de novilladas avec et sans picadors qui ont contribué à atténuer la réduction massive des corridas.

Les communautés autonomes d’Andalousie (avec 35 corridas), Castilla-La Mancha (avec 19), Castilla y León (avec 7), Extremadura (avec 11) et La Rioja (avec 3) étaient les cinq seules à permettre l’organisation de corridas pendant la pandémie, alors qu’elles étaient interdites ou annulées par tout ailleurs, y compris dans des régions particulièrement taurines comme l’Aragon, la Navarre, le Pays basque, la Communauté valencienne, Murcie et la Cantabrie.

La Communauté de Madrid s’est distinguée. Seules deux corridas ont eu lieu, à Valdemorillo en février, juste avant l’état d’urgence. Le gouvernement régional a ensuite interdit celles prévues plus tard à Alcalá de Henares, San Sebastián de los Reyes ou Aranjuez, entre autres. De la même manière, cette année, il n’y a eu aucune corrida à Las Ventas, considérée comme la première place au monde, ni pendant la feria de San Isidro, lorsque l’état d’urgence était encore en vigueur, ni dans le reste de la saison. La communauté madrilène contribue ainsi à hauteur de 20 % à la réduction du nombre total de corridas nationales.

Parmi les arènes de première catégorie, seule celle de Cordoue a été ouverte avec une corrida le 12 octobre, tandis qu’en ce qui concerne les ferias, seules celles de Huelva, Mérida et Jaén ont eu lieu, bien qu’en version réduite.

Quant à la France – dont les données s’ajoutent à celles de l’Espagne en ce qui concerne les bilans et les statistiques de chaque saison – les corridas cette année ont été de 15, contre 105 en 2019, ce qui représente une réduction de 86 %. Parmi les villes taurines françaises qui ont tenu des corridas, citons Nîmes, Arles, Béziers et Dax.

Source : La Informacion (en espagnol)
Adaptation en français : RL