Encore une pratique cruelle : les “bovins à la mer”

AnimaNaturalis et CAS International ont documenté la maltraitance des animaux lors des festivités taurines de “Bous a la Mar” (le bovin à la mer), l’une des célébrations les plus controversées qui ont lieu chaque mois de juillet lors des festivités du saint patron à Dénia (Espagne).

L’objectif de ce témoignage est de dépeindre la brutalité avec laquelle les animaux sont traités, avec des dizaines de personnes qui les harcèlent avec insistance et les incitent à sauter dans la mer. Parfois, ils les frappent même, en se mettant à couvert derrière les barreaux de protection.

Cette année, les festivités ont débuté le 9 juillet et se sont terminées le dimanche 17 juillet. Au total, il y a eu 16 sessions au cours desquelles auront été lâchés un total de 96 bovins, d’abord dans les rues, puis sur une place avec une partie ouverte sur la mer, pour essayer de chasser les taureaux et les vaches, jusqu’à ce qu’ils tombent à l’eau.

Une fois dans l’eau, ils sont remorqués par des bateaux jusqu’au port au moyen de cordes attachées à leur tête. Les animaux sont attrapé par les cornes alors qu’ils se débattent et essaient de rester à flot. “Les taureaux et les vaches, comme la plupart des mammifères, savent nager instinctivement, mais ce n’est pas leur milieu naturel et ils n’y sont pas habitués, donc le stress, la peur et l’angoisse augmentent considérablement“, explique Aïda Gascón, directrice d’AnimaNaturalis en Espagne.

Lors du “Bous a la Mar”, comme dans la plupart des festivités avec des taureaux dans les villes, les animaux ne sont pas tués, mais sont ramenés à leur enclos, ce qui nous semble encore pire : “Les animaux sont ramenés dans leurs fermes à la fin du spectacle, et sont utilisés encore et encore dans des dizaines de villes pendant la saison. Ce sont des taureaux et des vaches à louer, qui ne sont envoyés à l’abattoir que lorsqu’ils ne sont plus intéressants. pour le spectacle.”

Nous pouvons vous assurer que les “Bous a la Mar” de Dénia, Xàbia ou Benicarló, sont un bastion en Espagne. Des soirées similaires aux Cases d’Alcanar ou à l’Ampolla, en Catalogne, ont cessé de se tenir depuis 2016, lorsque la Generalitat a poursuivi ces municipalités suite à une plainte.

Les images vidéo ont été confiées à Linas Korta et la photographie à Aitor Garmendia, lauréat du troisième prix pour l’environnement du World Press Photo 2021.

Pour mettre fin aux fêtes cruelles en Espagne, AnimaNaturalis et CAS International documentent les différentes célébrations à travers le pays, enquêtent sur l’argent public qui va à ces activités et collectent des signatures sur www.fiestascrueles.org

Source : AnimaNaturalis.org (en espagnol)