Nuevo León (Mexique) : la tauromachie et les combats de coqs ont été déclarés patrimoine culturel immatériel

MISE A JOUR 28 MAI 2022 : Le gouverneur de Nuevo León vient d’opposer son veto à la loi déclarant les corridas comme patrimoine culturel.

La tauromachie et les combats de coqs ont été déclarés patrimoine culturel immatériel dans l’État de Nuevo León, le 5 avril 2022. La Commission de législation du Congrès local a approuvé la veille des modifications de la loi sur le patrimoine culturel afin que ce type d’activités soit considéré comme tel. Trois députés du Mouvement citoyen et du Parti travailliste ont voté contre, tandis que dix députés du PAN et du PRI ont voté pour. Le vote en séance plénière a obtenu une large majorité pour le classement en tant que PCI.

Cette décision étant contraire à la loi sur le bien-être et la protection des animaux, des recours en justice sont envisagés pour la faire annuler.

À la clôture de la session ordinaire, il a été déterminé que les municipalités concernées seront chargées d’accorder les permis afin que ce type de spectacle puisse avoir lieu. Sont concernés le rodéo, le jaripeo, les courses de chevaux, le combats de coqs et les corridas. Un délai maximum de 90 jours ouvrables a été établi pour que les municipalités de Nuevo León adaptent leur réglementation afin de se conformer à ce décret.

Les députés qui se sont prononcés contre étaient Sandra Pámanes (MC), Anylú Hernández (coordinatrice du PT) et Iraís Reyes (MC), qui ont voté contre la décision car “la maltraitance des animaux ne devrait pas être reconnue comme patrimoine culturel immatériel“.

De même, certaines organisations ont exprimé leur rejet, car ce type d’activités et de spectacles menace l’intégrité des animaux. L’un d’eux était Adopta Monterrey, qui a exigé de la cohérence des députés pour voter contre la décision. La tauromachie et les combats de coqs sont « des activités qui ne profitent qu’à une poignée d’hommes d’affaires et qui ne représentent ni la main-d’œuvre de Nuevo Leon, ni un revenu économique important. Nous vous rappelons que la violence et la mort d’un être vivant ne sont PAS synonymes de plaisir et encore moins de culture ».

De même, l’organisation Unidos por el Bienestar Animal N.L.  a commenté que, si cette disposition était approuvée, il y aurait un recul en termes de traitement éthique et de bien-être des animaux, en plus du fait que cette initiative modifierait la loi sur le patrimoine culturel de l’État « qui établit clairement lune contradiction en termes de protection des animaux, établie par la loi sur le bien-être et la protection des animaux ». Dans ce contexte, des recours en justice sont envisagés pour faire annuler cette décision.

Les autres États qui ont considéré cette activité comme patrimoine culturel immatériel sont : Aguascalientes, Hidalgo, Querétaro, Tlaxcala, Colima et Zacatecas. Au contraire, les entités où la tauromachie est interdite sont Coahuila, Guerrero, Sonora, Quintana Roo, Sinaloa et certaines municipalités de l’État de Mexico, Veracruz et Michoacán.

Actuellement, le Mexique est le deuxième pays (le premier est l’Espagne) avec le plus grand nombre d’arènes : 216 actives, dont 10 de première catégorie, 7 de deuxième et 198 de troisième. De même, la Plaza México est la plus grande enceinte de tauromachie du Mexique et celle qui a la plus grande capacité au monde, avec une capacité de 46 000 spectateurs.

Source Infobae (en espagnol)
Adaptation en français : RL