Jean-Baptiste Jalabert poursuivi pour violences conjugales après avoir été mis en garde à vue

Jean Baptiste Jalabert dit Juan Bautista, ex tueur de taureaux (en espagnol, matador) et directeur des arènes d’Arles et de Mont de Marsan, a été placé en garde à vue le 21 janvier pour violences conjugales.

Il dément pour le moment les accusations à son encontre et il bénéficie bien entendu d’une présomption d’innocence comme n’importe quel citoyen. Cependant, des indices graves et concordants semblent avoir été établis lors de sa garde à vue puisqu’il a été déféré au parquet de Nîmes et qu’il passera en jugement correctionnel en mai. Selon le Midi Libre, ” cet ancien torero devrait être convoqué en correctionnelle pour des soupçons de violence conjugale dans les prochains mois. Il a également été décidé d’une interdiction d’entrer en contact avec la plaignante. Il pourrait aussi faire l’objet d’une demande d’éloignement de sa compagne en attendant une éventuelle décision sur le fond de l’affaire.” C’est son épouse qui a appelé la gendarmerie, suite à la dispute qu’on imagine suffisamment violente pour le justifier.

Sa biographie précise que, fils et neveu de matadors et ganaderos, il a commencé à toréer à l’âge de 3 ans et tué son premier taureau à 10 ans. Il a donc passé sa vie depuis son plus jeune âge dans ce milieu de l’aficion où l’absence d’empathie et la domination violente de créatures vulnérables sont la norme. Il exerce toujours cette violence et cette domination indirectement, étant devenu organisateur de corridas après avoir pris sa retraite en tant que matador il y a deux ans.

Il a déclaré qu’il avait pour projet de divorcer et attribue à la colère de son épouse les causes des accusations, selon lui mensongères, qu’elle porte contre lui. On ne peut s’empêcher cependant de faire un parallèle entre la brutalité inhérente à son parcours depuis son enfance puis à titre professionnel et les violences conjugales dont il est soupçonné. Selon le Midi Libre, il aurait giflé sa compagne, mais il semble peu vraisemblable qu’il soit déféré devant un tribunal pour une simple gifle et que, pour ce seul motif, il lui soit interdit d’entrer en contact avec son épouse, voire de faire l’objet d’une demande d’éloignement jusqu’au jour du verdict. Ce sera à la justice d’établir la réalité des faits en mai prochain. En attendant, il est placé sous contrôle judiciaire.

La ville d’Arles peut-elle encore le conforter dans son statut de direction des arènes ? Ce serait une honte de plus pour cette pauvre ville.

Dominique Arizmendi et Roger Lahana