Quatre corridas et novillada dans un département parmi les plus touchés par le Covid, le week-end du 4 au 6 juin

Courrier à faire parvenir aux adresses indiquées plus bas, soit dans sa version intégrale par mail ci-dessous, soit en version courte lorsqu’il s’agit de formulaires de contact au lieu d’adresses mails (voir plus bas) :

La région PACA est une des régions les plus touchées par le Covid et les Bouches-du-Rhône le département le plus gravement : en nombre de décès, c’est le 3ème département en France. Le taux d’incidence des 7 derniers jours glissants est de 495,9 alors qu’en France, il est de 313,8.

Il est inadmissible dans ces conditions, que la ville d’Arles maintienne son intention d’organiser 5 spectacles dont 4 corridas et novillada, le week-end du 4 au 6 juin. Les festivals sont annulés, les rencontres sportives ont lieu à huis-clos, alors pourquoi les spectacles tauromachiques auraient-ils le droit d’avoir lieu avec du public sur les gradins ? Les commerçants et personnel soignant souffrent, la population vit de plus en plus difficilement cette crise qui dure, avec le manque de vie sociale et familiale, les reports de soins et opérations divers, etc.

Juan Bautista, directeur des arènes, et Patrick de Carolis, maire d’Arles, ont cependant annoncé “mais [la feria] ne pourra se faire qu’à condition que la jauge de 5 000 personnes dans les arènes soit autorisée, et que, comme en septembre, la Feria responsable, les bars, les restaurants et les hôtels soient ouverts de la même manière !

Nous avons compris que pour eux, une feria se résume aux “spectacles” dans les arènes. Pei importe à leurs yeux les festivités dans les rues.

La “feria responsable de septembre” ? Les entrées et sorties des spectateurs dans les rues n’ont pas été une réussite quant à la distanciation pour quatre spectacles ! De plus, de nombreux spectateurs dans les arènes – il suffit de regarder photos et vidéos officielles – ne portaient pas de masques ou les portaient baissés, même des notables. Il est évident que la police est dans l’impossibilité de vérifier le port du masque et la distanciation dans de telles conditions.

Si ces spectacles sont maintenus, cela voudra dire qu’organisateurs et mairie prévoient de faire sortir à cinq reprises les 5000 spectateurs présents dans les petites rues arlésiennes pour qu’ils aillent ensuite boire et se restaurer.

D’autre part, la “feria responsable” de septembre n’a pas semblé “satisfaisante” pour les commerçants, y compris les bars, restaurants malgré une autorisation exceptionnelle d’ouverture jusqu’à 23 h.

Emmanuel Macron a affirmé ce 25 avril : “Je pense qu’on ne peut pas rouvrir les restaurants fin mai courant juin dans les départements où ça circule encore beaucoup“. Pour le retour dans les salles des restaurants, cela semble compromis pour la région Île-de-France et parmi les régions les plus touchées : les Hauts-de-France mais aussi la Provence-Alpes-Côte d’Azur avec un taux d’incidence particulièrement élevé dans les Bouches-du-Rhône.

Alors, comment la ville d’Arles peut-elle maintenir ce projet ?

Ces spectacles qui exaltent la souffrance d’un animal sont-ils à ce point si nécessaires que ceux qui s’y rendent envisagent non seulement de se mettre en danger, mais surtout de propager largement l’épidémie dans les semaines qui suivront leurs concentrations dans l’arène ? La propagation sera d’autant plus potentiellement catastrophique qu’à cette période de l’année, des touristes français et étrangers seront présents dans Arles, risquant ainsi d’étendre les nouveaux cas en France et sur toute l’Europe. Les aficionados venus de différentes régions seront-ils dépistés ? Bien sûr que non.

Nous vous demandons respectueusement de faire valoir avec diligence le principe de précaution, dûment justifié, et d’interdire d’ores et déjà la tenue de ces spectacles. Le virus et ses variants sont là, certains se reproduisent avec une croissance exponentielle. La population est très loin d’être suffisamment vaccinée : 9.3 % seulement dans les Bouches-du -Rhône.

Alors que notre département, notre région sont en situation sanitaire hautement critique, comment peut-on d’un côté demander à juste titre à tout le monde de rester vigilant sur les précautions à continuer à appliquer scrupuleusement, et, de l’autre, laisser se tenir de tels rassemblements de masse totalement irresponsables ? Au-delà de tout aspect éthique, il faut interdire ces corridas qui font prendre un risque inconsidéré à nos santés, voire à nos vies.

Avec nos salutations respectueuses.

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Mail à faire parvenir à la sous-préfecture d’Arles et à la préfecture des Bouches-du-Rhône (Marseille) dont relève Arles :

Adresse mail de la sous-préfecture d’Arles : sp-arles@bouches-du-rhone.gouv.fr

Préfecture des Bouches-du-Rhône : http://www.bouches-du-rhone.gouv.fr/Contactez-nous/
Lorsqu’il s’agit d’un formulaire de contact au lieu d’adresses mails, utiliser la version courte du texte, voir plus bas.

Ministère :

ARS des Bouches-du-Rhône :

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VERSION COURTE à copier/coller lorsqu’il s’agit de formulaires de contact et pas d’adresses mails :

Quatre corridas et novillada dans un département parmi les plus touchés par le Covid, le week-end du 4 au 6 juin

La région PACA est une des régions les plus touchées par le Covid et les Bouches-du-Rhône le département le plus gravement : en nombre de décès, c’est le 3ème département en France. Le taux d’incidence des 7 derniers jours glissants est de 495,9 alors qu’en France, il est de 313,8. Il est inadmissible dans ces conditions, que la ville d’Arles maintienne son intention d’organiser 5 spectacles dont 4 corridas et novillada, le week-end du 4 au 6 juin. Les festivals sont annulés, les rencontres sportives ont lieu à huis-clos, alors pourquoi les spectacles tauromachiques auraient-ils le droit d’avoir lieu avec du public sur les gradins ? Les commerçants et personnel soignant souffrent, la population vit de plus en plus difficilement cette crise qui dure, avec le manque de vie sociale et familiale, les reports de soins et opérations divers, etc.

Alors que notre département, notre région sont en situation sanitaire hautement critique, comment peut-on d’un côté demander à juste titre à tout le monde de rester vigilant sur les précautions à continuer à appliquer scrupuleusement, et, de l’autre, laisser se tenir de tels rassemblements de masse totalement irresponsables ? Au-delà de tout aspect éthique, il faut interdire ces corridas qui font prendre un risque inconsidéré à nos santés, voire à nos vies.

Avec nos salutations respectueuses.