Soutien au parti Morena pour abolir la corrida au Mexique

Un communiqué de Movimiento Consciencia – “Nous soutenons le parti Morena pour l’abolition de la corrida au Mexique”.

mov cons obrador

Photographie : des représentants d’organisations et de groupes de défense des droits des animaux, ainsi que des militants indépendants, soutenant le 11 octobre l’initiative présentée par la députée de la ville de Mexico, Leticia Esther Varela Martínez, qui apparaît au centre de la photo, du groupe parlementaire du parti Morena pour abolir la corrida.

Le 27 mars 2014, à la fin de son assemblée informative, l’avocat Andrés Manuel López Obrador a accepté, avec un sourire, de prendre notre affiche anti-corrida entre ses mains. Sans aucun doute, cette action honnête et sincère, sans engagement politique et sans candidature en vue qui puisse influencer ses actions, serait la prémonition de quelque chose d’important à venir des années plus tard : l’abolition de la corrida.

Pourquoi est-il important d’abolir la corrida ? Parce qu’il s’agit, sans aucun doute, de rituels de torture pure et simple, ainsi que le symbole de la même violence légalisée, accréditée et institutionnalisée, qui affecte directement et indirectement la psyché du spectateur et le comportement social. Comme tout événement – et encore plus d’un divertissement public – cela implique de la cruauté envers le prochain, envers tout individu conscient de lui-même, de son environnement et qui a la capacité de souffrir. Une telle activité a des répercussions graves et profondes sur toutes les personnes concernées, tant directement qu’indirectement.

L’avocat Andrés López Obrador nous a appris quelque chose, comme il l’a lui-même exprimé, dans une dédicace de l’un de ses livres au maire anti-corrida de la Colombie, Gustavo Petro, le même jour de ladite Assemblée informative où a été prise la photo de celui qui est devenu depuis le président du Mexique, arborant l’emblème abolitionniste “No mas corridas”.

«Pour Gustavo Petro avec ma solidarité ! Quand on se bat pour des causes justes, peu importe ce que cela coûte, le plus important est de ne pas abandonner. Le plus important est de continuer à la moindre occasion de se battre pour une véritable démocratie, pour l’honnêteté et la justice ». Andrés M. López Obrador.

Nous espérons que l’abolition de la corrida restera dans la mémoire collective des justes causes, tout comme lorsqu’elle a été interdite par le Président Benito Juárez en 1867, célèbre pour pour sa déclaration: “Parmi les individus, comme entre les nations, le respect des droits des autres est la paix“. Ils entreront dans l’histoire comme les deux seuls présidents du Mexique à avoir aboli la corrida, ainsi que, bien sûr, pour leur lutte sociale pour leur pays et leur peuple. La Nation et l’Histoire l’exigeront.

Cependant, pour réaliser un rêve aussi longtemps attendu, nous sommes convaincus que les bonnes intentions, les sentiments nobles ne devraient pas suffire, encore moins que le guide pour prendre des décisions soit basé sur notre droit à des goûts personnels au détriment des droits et du sacrifice des personnes. C’est pourquoi, dans une lettre du 25 juillet 2018, nous avons officiellement invité le juriste Andrés Manuel López Obrador à assister à un forum international – une proposition qui a déjà transcendé les frontières – lorsqu’il assumera ses fonctions de président constitutionnel des États-Unis du Mexique, ainsi que de tous les législateurs dont dépend grandement la direction du pays, écouter les experts abolitionnistes, chacun dans son domaine scientifique, humaniste et social, en adressant une invitation à tout organisme ou à toute personnalité intéressés à rejoindre l’initiative au-delà de leurs intérêts ou de leurs attachements idéologiques, politiques ou partisans. Les décisions qui concernent le bien-être social dans son ensemble doivent être fondées sur des vérités éthiques et scientifiques.

Lettre publiée dans le magazine El Chamuco au mois d’octobre 2018.

Note : les corridas ont été interdites au Mexique par le président Benito Juárez en 1867, puis à nouveau 1914 et 1920, sous l’impulsion de Venustiano Carranza qui était un petit-neveu de ce dernier.

Communiqué de Movimiento Consciencia (version originale en espagnol ici)
Adaptation en français : RL