Des harpons et des ressorts

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Début 2017, Cyril, l’un des administrateurs de No Corrida, a eu l’idée d’exposer les armes blanches à l’usage de la corrida sur les stands d’informations.

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En effet, le petit monde de la tauromachie se plaît à décrire les divers sévices subis par le taureau lors de ces mascarades comme peu douloureux, allant, pour certains, jusqu’à comparer le fait de lui planter des banderilles à ce qu’un humain peut ressentir lors d’une vulgaire prise de sang. Outre que cet argument a été balayé par la communauté scientifique et que cette énième mystification ne pouvait qu’abuser les plus naïfs, peu de personnes se représentent toutefois la réalité de la finition sordide des ces harpons, épées et autres poignards.

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Pour que les choses soient bien claires, il est impossible de détenir, transporter ou exposer ces « outils de travail » sans que ceux-ci soient neutralisés (les nôtres le sont, bien entendu) à l’inverse d’une aiguille à usage médical que chacun peut se procurer dans toute pharmacie qui se respecte. Nous parlons donc de véritables armes.

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Nous venons de faire l’acquisition de nouvelles banderilles, les fameuses banderilles noires encore appelées « veuves ». Qu’ont-elles de si particulier ? Elles sont tout simplement plus longues et se présentent sous la forme d’un double harpon. La longueur de ce dernier est de 8 cm contre 6 pour les autres banderilles. Elles sont destinées aux taureaux que le matador juge particulièrement nerveux, ou pour « réveiller » ceux qui auraient tendance à ne pas offrir une prestation suffisamment trépidante.

Si le taureau refuse la pique du picador, le président applique le “châtiment ” des noires,  double harpon pour que ça fasse plus mal, puisque ça tient – on ne peut les retirer qu’en découpant la chair autour (à vif dans le cas des corridas portugaises où des harpons analogues sont utilisés).

Le public a payé. Il en veut pour son argent.

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Nos dernières acquisitions montrent autre chose. Les banderilles sont pourvues, un peu au-dessus du harpon, d’un ressort destiné à faire fléchir celles-ci. Cet ingénieux dispositif évite au matador de se blesser et d’avoir des difficultés lorsqu’il viendra planter l’épée. Les normes de sécurité, c’est quand même important…

Catherine Martin, administratrice de No Corrida

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