Quatre taurins espagnols en procès pour violences à l’encontre de journalistes

Un procès s’est tenu le 5 juin 2018 à Valence (Espagne) contre quatre taurins pour avoir agressé une photojournaliste et détruit sa voiture. Cette dernière avait pris des photos d’un homme blessé par un taureau. Les personnes poursuivies sont trois hommes et une femme, accusés de coercition pour empêcher l’exercice d’un droit fondamental et deux délits liés à leurs actes violents. Une personne accompagnant la journaliste a également été attaquée à Petrés (Valence) lors de la “bous al carrer” et a subi des blessures importantes. Les faits remontent à août 2014.

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Les accusés, trois hommes et une femme, font face à des peines différentes pour un délit de coercition en empêchant un droit fondamental et deux délits de dommages et de blessures à l’encontre de la photojournaliste et de la personne qui l’accompagnait. Les aficionados membres de la Commission Taurine ont détruit la voiture de la photojournaliste du journal Levante-EMV, causant des dommages de 2 200 euros en tôle et en peinture.

Les événements ont eu lieu le 8 août 2014, lors des festivités de Petrés où se pratiquait un “bous al carrer”. Lors du déroulement de cette pratique, un homme a été blessé par un taureau et, lors d’un transfert à l’ambulance, la journaliste a tenté d’en prendre des photos. Une centaine de personnes l’ont alors encerclée pour entraver son travail, en l’insultant et la bousculant. La journaliste a essayé de se défendre lorsqu’elle a été attaquée avec la personne qui l’accompagnait. Le véhicule dans lequel elles ont tenté de se réfugier a été secoué et endommagé par des coups de pied et de poing.

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Les “célébrations” de la tauromachie dans la communauté de Valence ont fait plus de 30 morts ces dix dernières années. Les journalistes et photographes sont devenus de véritables ennemis des aficionados lorsqu’ils tentent de capturer des images de gens blessés. Ces dernières années, le travail de la presse est devenu très difficile et, dans de nombreuses municipalités, c’est devenu un travail à risque.

Source (en espagnol) : El Diario
Adaptation en français : RL