Trois ans de stands à Arles, 20/1/18

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Le stand d’information anticorrida organisé par No Corrida et Alliance Ethique le 20 janvier 2018 a marqué le troisième anniversaire de notre présence mensuelle dans cette ville. Un journaliste de La Provence venu réaliser une interview pour l’occasion a demandé ce que cela a pu apporter à notre cause. Réponse : de plus en plus de gens sensibilisés à la réalité morbide des corridas, de plus en plus de signataires des pétitions que nous présentons aux passants – pour la plupart, des habitants d’Arles ou de ses environs.

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En quoi est-ce important ? a poursuivi le journaliste. Parce que nous voulons que la loi change, que cela dépend directement des députés et que les députés tiennent leur pouvoir de leurs électeurs. C’est pourquoi notre stratégie est de nous adresser d’une part au grand public et de l’autre, aux parlementaires. Côté grand public, nous tenons des stands (merci à One Voice dont nous diffusons les tracts en plus des nôtres), nous écrivons des articles étayés et factuels, nous organisons des événements en collaboration avec d’autres structures (dont la FLAC, la SNDA, 30 Millions d’amis, la SPAL214, etc.). Côté parlementaires, nous initions et entretenons des relations directes avec celles et ceux qui sont ouverts à la cause animale.

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La corrida ne peut être abolie que par un changement de la loi : la suppression d’une exception au droit commun. La corrida est un délit partout en France, mais ce délit jouit d’une immunité de poursuites en cas de “tradition locale ininterrompue”.

Nous demandons simplement que la loi qui vaut pour 90% des Français vale aussi pour les 10% restants, ceux qui vivent dans la zone d’exemption. Ce changement de loi, seuls les parlementaires ont le pouvoir de le décider et lorsqu’ils vont le faire – car ils vont finir par le faire, c’est une certitude – cela ne compliquera pas le Code pénal, mais cela le simplifiera en annulant cette exception.

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Notre démarche s’inscrit donc dans le respect des lois et l’usage de nos droits démocratiques. Cela, certains soutiens de la corrida n’arrivent pas à le supporter. Ils considèrent qu’être présents une demi-journée par mois en plein cœur d’Arles, c’est de la “provocation”, de “l’incitation au désordre sur la voie publique”.

C’est le cas d’un conseiller municipal venu interrompre l’interview pour dire qu’il trouvait notre simple présence “scandaleuse” et que, dès qu’il serait élu maire (il s’agit de Cyril Juglaret, LR) il ferait interdire notre présence. Nous lui avons rappelé que cela était garanti par la Constitution et que les abords de notre stand n’ont jamais été le théâtre d’émeutes (en trois ans, il n’y a eu qu’un seul incident, dérisoire, causé par un ancien torero). Il est parti très mécontent. Comme beaucoup d’aficionados, il semble penser que les libertés données par la loi s’arrêtent là où commence la tauromachie.

Idem avec une dame très énervée, Sandra Monteils, présidente de la  section corrida de la commission taurine extramunicipale (composée de douze clubs taurins locaux), qui prétendait que nous n’avions pas le droit d’être là et qui en a informé la police – les policiers dépêchés sur place ont pu vérifier que notre déclaration et notre comportement étaient parfaitement en règle.

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Mais revenons à l’essentiel : de nombreux passants se sont arrêtés au stand pour nous encourager, nous soutenir et signer les pétitions présentées (celle de Hubert Montagner demandant l’interdiction d’accès aux corridas pour les mineurs, celle de 30 Millions d’amis demandant l’abolition de la corrida et celle de la FLAC, demandant également l’abolition). Près de 350 signatures en une demi-journée !

Laissons le mot de la fin à l’une des personnes venues dialoguer avec nous : “C’est un désastre, cette tuerie”. Oui et c’est pour cela que notre engagement pour y mettre fin est total.

Jusqu’à l’abolition.

Roger Lahana

Merci aux militants présents : Cyril, Dominique, Wilfried, Yolande, Séverine, Jordan, Roger, Hervé et Viviane.

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