Corrida au Portugal : « Choquons les gens en leur montrant où va leur argent »

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L’association ANIMAL (Portugal) continue son combat pour la fin des corridas en développant une nouvelle campagne « révélant à quoi sert l’argent public qui subventionne cette activité. » Dans ce but, ANIMAL a rassemblé une documentation fournie qui va « choquer les gens », promet-elle.

touradaIl s’agit d’une nouvelle phase de la campagne « Enterrons la corrida ». Elle a pour double objectif de révéler l’utilisation de fonds publics pour soutenir les corridas et de stimuler l’empathie des citoyens pour les animaux qui en sont les victimes.

En 2016, ANIMAL a rassemblé 30 000 signatures en faveur de l’arrêt des subventions à la tauromachie au Portugal. Mais cela a été insuffisant. Cependant, ANIMAL note qu’il y a de plus en plus de parlementaires qui rejettent de telles pratiques à titre individuel.

Rita Silva, présidente d’ANIMAL, précise : « Malheureusement, ces élus sont sous contrôle de l’aile la plus conservatrice de leurs partis respectifs, qui croit toujours que le caractère traditionnel de cette activité, même si elle est cruelle et insensée, est une justification pour son maintien. » D’où la nouvelle phase de la campagne qui démarre et qui résulte de plusieurs mois de préparation : se concentrer sur les sources de financement public des corridas.

« Choquons les gens avec toute la documentation que nous avons rassemblée et que nous continuerons à obtenir, montrant comment est dépensé leur argent sur une activité cruelle et, par exemple, n’est pas dépensée pour des refuges pour chiens, le soutien de victimes et de nombreux autres besoins auxquels les municipalités ne répondent pas par manque d’argent. Nous encourageons les citoyens à agir cette fois, y compris par leurs votes aux prochaines législatives. »

La corrida « est loin d’être consensuelle et, alors qu’elle est autant controversée, il est déplorable pour la plupart des gens que les municipalités continuent à subventionner une activité qui, sans aucun doute, ne peut survivre sans argent public », souligne Rita Silva qui tient également à attirer l’attention sur « la façon dont on traite de façon différente les animaux que nous considérons habituellement comme des amis. La vérité, c’est que nous n’autoriserions jamais le financement de telles pratiques si elles s’appliquaient à des chiens, des chats, des dauphins ou des chevaux ».

EDIT 7 septembre 2017 : la base de données des subventions publiques est disponible ici.

Source : Pais ao Minuto (en portugais)
Adaptation en français : RL

Rita Silva est membre d’honneur de No Corrida.

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