Torture et machisme, l’alliance des plus rances

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machisme

Dans une publicité récente pour une capéa en Espagne, la promotion de la torture s’allie au machisme le plus ringard, montrant face à face un torturador à l’expression particulièrement hébétée et une jeune femme blonde à moitié nue lui offrant sa poitrine dans un sous-entendu sans ambiguïté.

On savait déjà à quel point les aficionados ont une libido glauque, inhérente aux codes visuels de la torture tauromachique : toreros en tenues moulantes à broderies adoptant des poses efféminées, symbolique évidente de la pénétration dominatrice (« Je caresse le taureau, la pique c’est la pénétration, ai-je besoin de faire un dessin ? » Marie Sara), excitation sexuelle exacerbée (« C’est à un coït qu’on assiste, un orgasme collectif » Simon Casas, « Quand je vois un jeune torero triompher, je bande » Simon Casas encore, « J’ai entendu dire que la tension sexuelle était telle que des toreros en arrivent à éjaculer au moment de la mise à mort » Jean-Pierre Formica), sans parler des nombreux dérapages sexuels tels que cet aficionado pédophile surpris en train de faire des attouchements à une fillette à Mont-de-Marsan, le déshabillage de militantes anticorrida lors du lynchage de Rodilhan, les viols en série tous les ans pendant les grandes « fêtes » taurines de Pampelune, ou encore ce matador condamné pour avoir monté un réseau de prostitution.

Avec cette publicité, rien de nouveau, en fait. Plutôt une confirmation de plus : l’alliance des pulsions les plus rances, utilisée pour convaincre des paumés à la sexualité perturbée de venir assister à un rituel où la perversité est reine.

RL

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