AVATMA en commission à Bruxelles

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avatma-logo-28 Décembre 2016 – Deux représentants de AVATMA, Anabel Marin (membre du réseau Equo Animalis) et Virginia Iniesta (vice-présidente) ont eu l’occasion, grâce à l’eurodéputé Florent Marcellesi qui était présent, de tenir une réunion à Bruxelles avec Juan Alvarez de la Puente, de la Direction générale de l’agriculture, et Denis Simonin, chef de l’Unité de la Direction générale de la santé de la Commission européenne.

Lors de la réunion, il a été discuté de la réalité de certaines pratiques relatives au traitement des animaux utilisés dans les corridas, en particulier sur le fait qu’elles pourraient contrevenir à la réglementation sur la protection des animaux dans l’Union européenne.

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L’article 13 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne stipule que “dans la formulation et la mise en œuvre des politiques de l’UE en matière d’agriculture, de pêche, des transports, ldumarché intérieur, de la recherche et du développement technologique et de l’espace, l’Union et les États-membres tiennent pleinement compte des exigences sur le bien-être des animaux en tant qu’êtres sensibles, tout en respectant les dispositions et les usages des États-membres du point de vue législatif ou administratif concernant notamment les rites religieux, les traditions culturelles et les patrimoines régionaux”.

AVATMA a remis en question l’exception sur la capacité à légiférer sur le bien-être en respectant les coutumes des États relatives aux traditions culturelles (dont la tauromachie) et son applicabilité uniquement pour le traitement des animaux au cours des spectacles concernant ces traditions, ou dans les élevages où ils vivent, que leur vie se termine dans une corrida ou dans un abattoir.

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Pour exposer et développer cette question, un rapport d’AVATMA sur la maltraitance des animaux dans les élevages de taureaux a été remis à M. Simonin et Alvarez de la Puente , ainsi que des photos montrant tout ce que subissent ces bovins et qui résulte en un stress énorme, de la douleur et de la souffrance.

C’est ainsi qu’on été observés le lañado (marquage des oreilles des jeunes animaux en les coupant avec un couteau ou des ciseaux), le marquage au fer rouge, les tientas (et les blessures qui en résultent, observées lorsque les animaux sont conduits aux abattoirs), les corridas privées destinées à l’entraînement des apprentis, des professionnels et même des aficionados – corridas qui se terminent par la mort des animaux comme lors d’une corrida classique. Certaines de ces activités sont pratiquées sur tous les animaux de l’élevage, aussi bien mâles que femelles, qui pour la plupart ne seront jamais utilisées dans les corridas publiques et seront destinés directement la production de viande.

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En ce qui concerne le transport des bovins utilisés dans les corridas, ils se déroulent dans des conditions extrêmement stressantes. Les animaux voyagent dans des compartiments individuels étroits, sans aucun moyen de changer de position. Les températures estivales peuvent atteindre 40 degrés et ils ne reçoivent ni nourriture ni eau, quelle que soit la durée du transport. Ces circonstances semblent clairement contraires à la réglementation européenne, en particulier le règlement (CE) n ° 1/2005 relatif à la protection des animaux pendant le transport.

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M. Simonin et M. Alvarez de la Puente se sont montrés très attentifs et intéressés par l’argumentation développée par les représentants d’AVATMA et ont indiqué de nouvelles façons d’avancer pour régler ces questions, à la fois au niveau de l’UE qu’au niveau national.

La route est encore longue et difficile, mais AVATMA va avancer avec les conseils et l’aide précieuse de l’eurodéputé Marcellesi et travailler pour profiter de toutes les possibilités du point de vue juridique et administratif, afin faire en sorte que ces pratiques de maltraitance animale soient reconnus comme telles et considérées comme illégales.

Source sur le site d’AVATMA : AVATMA lleva a Bruselas el maltrato animal en las ganaderías de lidia.

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