La tauromachie, c’est la violence – Madrid 13 mai 2017

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photo_2017-04-04_13-30-32Un article de José Enrique Zaldivar, président d’AVATMA.

Le 11 mai à Madrid commencera la féria de San Isidro: 27 corridas, 3 novilladas, 4 corridas de rejon, ce qui impliquera la torture et la mort d’au moins 204 animaux. En Espagne, au cours de 2016, environ 20 000 bovins ont été tués, dont 1736 lors de corridas et 16383 lors de « fêtes populaires ».

Dans le règlement de la tauromachie, on trouve six fois le mot « châtiment », impliquant ainsi que les taureaux, une race bovine, sont coupables d’un crime et devrait recevoir la sanction appropriée.

Quand un spectateur s’installe dans les tribunes, il en attend que les animaux soient combattus du fait de leur condition, de leur bravoure, parce qu’ils ont été élevés et sélectionnés dans ce but. Ils vont être interpellés par le torero et ses sbires qui vont lui infliger des souffrances physiques et psychologiques graves à l’aide d’ustensiles divers qui ne relèvent en rien d’une « culture ». Le châtiment, la torture sont considérés comme nécessaires pour que les animaux répondent à cela.

Le taureau arrive dans l’arène en souffrant de la faim, de la soif, de la solitude du lieu infect où il a été isolé pendant plusieurs heures. La divisa, placée avant son arrivée sur le sable, provoque des douleurs intenses et des plaies jusqu’à 12 cm de profondeur dans son cou. La pique enfoncée par le picador s’enfonce dans son corps jusqu’à 30 cm de profondeur, coupant sa peau, ses muscles, ses tendons, ses ligaments, ses vaisseaux sanguins et ses nerfs, et produisant des saignements abondants. Les banderilles aggravent la sensation de douleur dans les zones précédemment endommagées, ainsi que la perte de sang. A tout cela s’ajoute le passage de la muleta devant son visage, ce qui va le soumettre à un effort physique intense, le conduisant jusqu’à l’épuisement physique et mental, l’anxiété et la confusion. C’est à ce moment qu’une épée en acier avec trois arêtes de coupe pénètre dans sa cavité thoracique en coupant les bronches et les poumons, causant une hémorragie qui va provoquer un étouffement lent et douloureux. Ensuite, s’il est encore capable de se tenir debout, sa moelle épinière va être sectionnée, le laissant tétraplégique, avec une puntilla, poignard doté d’une lame de 10 cm qui va détruire son tronc cérébral.

Et tout cela est grimé sous les mots d’habit de lumière, d’art éphémère, de rituel, de création et de mort, de mythologie, d’amour du taureau, de tradition – de tout cela, ceux qui ont conçu ce spectacle grotesque ne savent rien. Ils inventent tout un attirail nécessaire à justifier ce qu’ils font, allant jusqu’à l’infamie prétendument scientifique qui affirme que « le taureau ne souffre pas. Et ils affirment que le taureau a été fait pour cela, qu’il n’a pas d’autre utilité. Ils disent que le taureau qui combat est une « bête sauvage » qui détient des mystères que l’homme n’a pas encore été en mesure de déchiffrer, qu’il offre fièrement sa mort pour montrer sa bravoure, qu’il vit comme aucun autre et qu’il ne meurt pas comme les autres, en occultant, ô combien, la réalité des élevages et de tout ce qui se passe derrière des portes closes. Ils disent que la tauromachie est hors du temps. Ils mentent pour cacher la vérité perverse : un animal domestique choisi depuis de nombreuses années dans les « laboratoires » de l’élevage, humilié et maltraité, forcé de se défendre, dominé par la peur, avant un sort inconnu, fatidique et cruel. Tout cela n’est qu’un alibi pour manipuler génétiquement un herbivore et le transformer en quelque chose d’essentiellement différent de ce que la nature a dicté lorsqu’il se retrouve seul et séparé de son troupeau.

Le 13 mai 2017 à Madrid, nous devons crier haut et fort que nous ne voulons pas de la corrida dans une société qui croit fermement dans le progrès moral, alors que nous reconnaissons les animaux comme des « êtres vivants dotés de sensibilité. » Nous ne voulons pas continuer à tolérer la torture subventionnée de ces animaux, qui subissent la cruauté de « combats » et les grotesques corridas qui se déroulent sur notre sol.

On vous attend. La tauromachie, c’est la violence.

José Enrique Zaldívar Laguía
Président d’AVATMA
Asociación de Veterinarios Abolicionistas de la Tauromaquia y del Maltrato Animal
(Association vétérinaire abolitionnistes de la tauromachie et de la maltraitance animale)

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L’équipe des organisateurs :
organisateurs
Site officiel : tauromaquiaesviolencia.com

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