Quand Bayonne fait de la culture, c’est pour célébrer la mort

PartagerShare on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Pin on PinterestShare on Reddit

la_course_de_taureauLa ville de Bayonne, bien connue pour le déficit abyssal de ses corridas depuis 2006 et son endettement, organise des rencontres culturelles du 29 octobre au 6 novembre 2016.

Cet événement, nommé Confluences, se déroule sous l’égide de Francis Marmande et de nombreux invités. Écrivain et journaliste, Francis Marmande est avant tout un aficionado pur et dur, qui écrit régulièrement autour du thème de la tauromachie.

Aucune surprise, donc, si Confluences débute sous le signe de la célébration de la mort, avec la projection d’un film datant de 1950 à la gloire des corridas.

Il s’agit de “La Course de taureaux” de Pierre Braunberger. En voici la présentation officielle :

Le film de référence en matière de tauromachie, salué à sa sortie comme un événement par André Bazin. Il explique l’art de la corrida, ses règles, ses rites et ses secrets. On y voit des courses avec les plus célèbres toreros comme Dominguin ou Manolete. Projection suivie d’une rencontre avec Roberto Pilés, ancien matador et Francis Marmande, revistero

Le lieu de la projection ne fait aucun doute sur l’intention dans laquelle ce film est montré, puisqu’il s’agit du club taurin local nommé Peña Taurine bayonnaise. L’entrée est gratuite.

Le goût du morbide est particulièrement évident sur l’affiche du film, qui précise “40 mises à mort, 20 accidents mortels”. Quoi de plus excitant, pour les amateurs de sang et de violence, que de voir agoniser et mourir non seulement 40 taureaux, mais aussi 20 toreros… Quel argument pathétique…

Roger Lahana

PartagerShare on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Pin on PinterestShare on Reddit